Abdelmoumen a caché la mort d’Ibn Toumert

Le subterfuge a duré trois ans. Au soir de sa vie, vers 1128, Ibn Toumert, Mahdi autoproclamé et fondateur de la dynastie des Almohades, convoque Abdelmoumen, le chef de son armée et son plus fidèle disciple, afin de lui faire part de ses dernières volontés. Parmi celles-ci : cacher sa mort pendant quelque temps à ses sujets, le temps que Abdelmoumen consolide son autorité politique au sein de la tribu des Masmoudas. Pendant trois ans donc, l’héritier gouverne au nom d’Ibn Toumert, comme si celui-ci était encore vivant, et épouse la fille du cheikh Abou Hafs, émir de la tribu des Hintatas et chef des Almohades. Lorsque Abdelmoumen jugea le moment opportun pour enfin dévoiler la funeste vérité, il réunit tous les chefs de tribus dans une immense salle et leur annonça la mort d’Ibn Toumert. Selon la légende, et dans le but de renforcer ses chances, Abdelmoumen aurait pris auparavant le soin d’apprivoiser… un lion et un perroquet, entraîné pour répéter en arabe et en berbère la phrase suivante : « Victoire et puissance au calife Abdelmoumen, Commandeur des croyants ». Ainsi, après l’annonce du décès, et au moment de choisir le successeur d’Ibn Toumert, le perroquet chanta tandis que le lion pénétra dans la pièce, puis s’inclina devant Abdelmoumen. Subjugués, l’ensemble des chefs furent d’accord pour que Abdelmoumen devienne le calife et le Commandeur des croyants.

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