Andalous de Rabat, un monde parallèle

Expulsés d’Espagne, ils n’ont eu que le détroit à traverser, laissant tout derrière eux. Difficilement, ils se feront une place dans une société marocaine traditionaliste, réticente à leur présence. Leur persévérance marquera l’histoire d’une ville comme Rabat.   

En 1609, le roi d’Espagne ordonne que soient expulsés les derniers Moriscos, descendants de musulmans espagnols qu’on avait forcés à se convertir au catholicisme mais qui n’étaient, selon les autorités espagnoles, que de « faux catholiques ». Arrivés au Maroc, ils s’installent à Rabat où leur intégration dans la société locale n’est pas facile.  L’expulsion des Morisques par les autorités espagnoles avait commencé bien avant 1609. En effet, depuis la chute du royaume de Grenade en  1492, les tribunaux de l’Inquisition n’ont pas chômé. Les Morisques qu’on soupçonnait de ne pas être sincères dans leur foi chrétienne étaient expulsés par vagues successives. A la suite de la grande rébellion des Morisques (1568-1570), la présence de ces derniers sur le sol espagnol était perçue par l’Etat et l’Eglise catholique comme une menace interne grave dont il fallait se débarrasser au plus vite. Les Morisques étaient soupçonnés d’entretenir des liaisons secrètes avec les Etats musulmans comme le Maroc et l’Empire ottoman, et le spectre de rébellions et de soulèvements appuyés de l’étranger se faisait de plus en plus menaçant en ce début du XVIIème siècle.

Par Mohamed El Mansour
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