Histoire de l’aérodrome d’Anfa 1937-1946 (3/4) : Anfa, témoin de l’essor de l’aviation moderne

Après un épisode glorieux, où l’aérodrome d’Anfa occupe un rôle stratégique lors de la Seconde guerre mondiale, le lieu abrite juste après une activité plus paisible. L’ancien Camp-Cazes se transforme en base de la future aviation civile nationale, mais il doit rapidement faire face à ses limites. 

Investi par les armées américaine puis française en période de guerre, l’aérodrome d’Anfa ne tarde pas à retrouver à nouveau une activité civile. Dès 1946, avec le retrait des GI’s, les autorités du Protectorat décident de scinder le Camp-Cazes en deux parties. L’une demeure à usage militaire, avec un hangar métallique destiné au stockage et à la maintenance des appareils de guerre, et une autre, essentiellement composée de l’aérogare, bâtiment central du terrain, à usage civil. Au pied de la tour de contrôle qui trône au nord du site, un édifice abrite les locaux de la direction administrative. C’est ici qu’est installé dès 1946 le personnel de la toute nouvelle compagnie Air Atlas, développée par Air France, et qui deviendra plus tard Royal Air Maroc. La décision de doter le Protectorat marocain d’une compagnie aérienne s’est jouée quelques mois plus tôt lors d’une réunion intergouvernementale où il était question de développer le secteur aérien. L’intention est de renforcer les liaisons internes dans le royaume mais aussi avec les grandes villes du Maghreb, encore sous autorité de la France.

Par Sami Lakmahri
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