Contre vents et marées

aventurière dans l’âme, Odette de Puigaudeau a consacré sa vie à explorer monts et déserts en terre d’afrique. Son amour pour la découverte la guidera à écrire l’histoire d’un Sahara comme ses contemporains ne l’ont jamais fait.

Pour avoir la patience de s’investir dans de longs voyages, il faut avoir assez de goût pour l’imprévisible. C’est tout Odette de Puigaudeau, une jeune bretonne qui n’a pas planifié dans son projet de vie un grand départ vers le Maroc et le Sahara. Elle en est ressortie complètement changée. Quant à son travail à travers ce voyage, il a eu le mérite de devenir une référence lorsqu’on évoque les cultures sahariennes.

Le grand déclic

Les voyages bouleversent bel et bien une vie, changent un humain et brisent certaines normes sociales. C’est en partant de l’évidence que ces habitudes ne collent pas toujours à la peau de ceux qui n’en veulent pas qu’Odette décide de prendre le large vers l’Afrique du Nord. À l’origine de ce départ, la voyageuse se voit refuser de participer à une expédition vers le Groenland. La raison en était « simple » : le commandant Jean-Baptiste Charcot (1867-1936) n’acceptait pas que les femmes se prêtent à l’aventure, au sein de son équipage. Pourtant, Odette est bien plus qu’initiée.
Fille unique d’un couple bourgeois, elle suit sa scolarité à la maison avant de partir vers Paris. Elle prend ensuite des cours d’océanographie à la Sorbonne, puis travaille dans les laboratoires marins. Odette de Puigaudeau multiplie les expériences dans différents domaines : dessinatrice de laboratoire, styliste, journaliste, puis ethnologue. Dans les années 1920, elle se fait déjà remarquer en Bretagne par sa prédisposition à aller à contre-courant. Elle tenait tête en se voyant refuser de participer à de nouvelles expériences de vie et ne baissait jamais les bras. En 1929, elle se fait connaître dans sa région natale après avoir été parmi les premières femmes à mener des embarcations de thoniers. Odette était polyvalente, mais rien n’y fit. Elle ne réussit ni à rejoindre le laboratoire marin de Carthage (Tunis) comme elle le désirait, ni à partir à la découverte du Groenland. Familiarisée avec le monde marin, elle ne voyait plus le voyage ou les expéditions comme une mission impossible. C’est ainsi qu’en 1934, elle loue un rafiot de pêche avec son amie, la dessinatrice Marion Senones (1886-1977). Elles embarquent toutes les deux en direction du Maroc, puis regagnent les régions du Sahara.

La suite de l’article est dans le N°57-58 de votre magazine Zamane

 

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