Le Protectorat, version espagnole

Le nord du Maroc est cédé à l’Espagne en 1912 en vertu des accords de Protectorat. Mais l’Espagne n’est pas la France, c’est un pays de conquistadors et non de gestionnaires. La zone Nord vivra son occupation au gré des multiples hésitations et incompétences du colon espagnol. 

Quand l’Espagne signe avec la France la convention du 27 novembre 1912 qui partage le Maroc en différentes zones d’influence, elle ne se doute pas encore que le territoire qu’elle vient de recevoir pour exercer son protectorat, ou son «œuvre de civilisation» disait-on, n’est pas vraiment un cadeau. Cette contrée d’un peu plus de 20 000 km2, située dans le nord du Maroc, donne certes sur la Méditerranée et possède même une façade atlantique, mais Tanger, la future cité internationale, en est exclue. La région est pauvre et ses 70 tribus, souvent montagneuses, sont belliqueuses et n’ont pas l’intention de lui faciliter la tâche.
N’importe quelle autre puissance moyenne autre que l’Espagne aurait été rebutée par les difficultés à venir et aurait sûrement abandonné son projet. Mais les politiciens de Madrid, titillés par les militaires et un roi, Alphonse XIII, va-t-en guerre, avaient besoin d’occuper une armée pléthorique pour faire oublier l’humiliation de 1898 et la perte des dernières colonies d’Amérique et d’Asie.

Par Adnan Sebti
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