Le zéro est une invention arabe

Le zéro, tout comme les autres chiffres, n’ont pas été inventés ou découverts par les Arabes, mais par les Indiens. En revanche, ce sont les Arabes, excellents intermédiaires, qui ont diffusé ces chiffres dans toute l’Europe au cours du Xème siècle. C’est le savant Al Khawarizmi, né dans l’actuel Ouzbékistan mais installé au cœur de la Bagdad abbasside, qui a utilisé ces chiffres indiens pour les besoins de ses propres calculs en opérations, puis les a diffusés à travers son ouvrage fondamental intitulé «Le Livre de l’addition et de la soustraction selon le calcul indien », vers 825. Révolutionnaires et performants, ces chiffres indiens, qui permettent de réaliser des opérations à l’infini à l’aide de seulement dix symboles, essaiment chez les Arabes, excellents dans les sciences, le long des routes commerciales ou à partir des pôles scientifiques des médersas, puis gagnent rapidement le Proche-Orient et le Maghreb en seulement quelques décennies. Un demi-siècle plus tard, en 976, ils arrivent en Espagne. L’Eglise, opposée à ces symboles “diaboliques” et à leur introduction par des “mécréants” (les musulmans), tente de les interdire, en vain. Au XIème siècle, les chiffres sont utilisés dans toute l’Europe.

4 réflexions au sujet de « Le zéro est une invention arabe »

  1. C’est exact en parti. …mais ce que vous oubliez ou faites mine d’oublier, c’est que les arabes les ont amélioré en les rendant plus simples.
    Et en ce qui concerne le zéro :
    Vous avez tort,le zéro est bien ARABE.!!!
    Je vous laisse dans votre désinformation en poussant vos propres recherches de la vérité.
    Après tout, n’êtes vous pas une rédaction entourée de journaliste professionnel.
    Je vous laisse aussi le soin comme d’habitude de censurer mon commentaire. (Vous n’êtes pas encore prêts pour la liberté. ..mais aussi pour l’autocritique )
    Bonne continuation .

  2. Il ne s’agit pas des medersas, mais des « Maison de la Sagesse », pluridisciplinaires, une sorte de « Sorbonne » ,créées sous l’empire Abbasside, pour l’échange intellectuel, la copie et traduction des manuscrits de diverses régions de l’empire et au-delà. A leur transposition en Al Andalus musulmane, l’église catholique romaine avait dépêché nombre de ses moines auprès des savants musulmans et juifs. A une époque où tout le monde « parlait arabe ».
    Ce qui ressemble le plus à la Maison de sagesse, ce fut Al Qaraouyyine, entre le XII ème et XIII ème siècle, avec la présence d’Averroès (Ibn Rochd/ Rushd), de Maïmonide et d’un futur pape catholique dont j’ai oublié le nom

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