Notre ami José Martí

Le plus grand héros cubain n’est pas Fidel Castro, mais un autre cubain mort il y a plus d’un siècle. Il s’agit de José Martí, un révolutionnaire avant la lettre, passionné de civilisation arabo-musulmane, et qui a soutenu l’indépendance du Maroc à la fin du XIXème siècle.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le plus grand héros de l’histoire cubaine, celui dont les statues et les portraits ornent les villes et les administrations du pays, sans parler de ceux qu’on trouve un peu partout dans le monde, à New York, en Floride, à Lima, à Rome, en Espagne, etc., et qui possède un imposant Mémorial à la Havane, n’est pas Fidel Castro. Le Líder Máximo reste certes le Cubain le plus connu, le plus vénéré autant par ses compatriotes que par les étrangers, mais le père de la nation est José Martí, dont le tombeau, place de la Révolution dans la capitale cubaine, vient de recevoir les restes de Fidel Castro.
Né José Julián Martí Pérez le 28 janvier 1853 à La Havane, sur l’île de Cuba, territoire faisant alors partie des dernières colonies espagnoles d’Amérique, ce fils d’Espagnols était un intellectuel polyvalent, c’est-à-dire un penseur d’une grande culture, un journaliste prolifique, un piètre écrivain mais un poète apprécié. Il était surtout un indomptable révolutionnaire qui n’a jamais dévié de son idée fixe : faire de son île natale une nation indépendante. C’est lui qui sera à l’origine de la dernière guerre de libération en Amérique Latine, appelée Guerre d’indépendance de 1895, contre la domination espagnole.

Par Adnan Sebti
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