Omar Benjelloun, ou la mémoire tatouée

Tous les mots pour raconter Omar Benjelloun ne seront pas suffisants pour décrire le parcours d’un homme qui a tout donné à son pays. En embrassant l’idéologie socialiste, il voulait changer son pays, et le monde si possible.

Une délégation d’intellectuels marocains se trouvait au Haut conseil égyptien pour la culture au Caire, le 18 décembre 2015, jour du 40ème anniversaire de la disparition d’Omar Benjelloun, quand le chef de la délégation a salué, du haut de la tribune, le grand poète Abdelmôti Hijazi, qui avait réservé l’un des plus beaux hommages au grand militant de gauche assassiné. Hizaji, ému, interrompt la cérémonie, présidée par le ministre égyptien de la Culture, Hilmi Namnam, et l’ambassadeur marocain, Saâd El Alami, appelant la salle à se lever à la mémoire d’Omar Benjelloun… Comme le fantôme du roi tué dans « Hamlet», Omar Benjelloun est apparu ce jour-là sur les rives du Nil. Son statut de martyr marque bien sa vie post-mortem, mais n’est-ce pas le restreindre que de le réduire à cet épisode? N’a-t-il pas marqué la gauche marocaine ? N’était-il pas celui qui avait joué la soudure, après la disparition de Mehdi Ben Barka, comme concepteur d’une certaine idée de la gauche marocaine ?

Par Hassan Aourid
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