Poudre blanche sur sable fin

Un beau matin de 1997, sur une plage de Casablanca, des enfants découvrent des paquets contenant de la cocaïne, dont plusieurs tonnes, portées par les vagues, ont échoué sur les côtes marocaines. Des escadrons de police, une enquête passionnante, des badauds qui s’enrichissent, tous les ingrédients sont réunis pour le meilleur des feuilletons tragicomiques.

Les faits remontent au 24 juin 1997, un mardi matin sur la plage de Sidi Abderrahmane, à Casablanca. Des enfants découvrent un grand sac plastique fermé par du ruban adhésif. Curieux, les gamins éventrent leur «trésor» et trouvent à l’intérieur de nombreux paquets eux aussi emballés de façon hermétique. Au toucher, ils sont mous, comme des paquets de beurre. Sauf qu’ils contiennent une poudre blanche. Les enfants prennent ça pour du plâtre, ils goûtent. Le goût est acide. Les enfants n’en ont pas conscience, mais ils sont à l’origine «de la plus grande découverte de drogue dure jamais réalisée dans de telles conditions», souligne le quotidien «l’Opinion», dans un article daté de juin 1997. Rapidement, c’est le branle-bas de combat. Le poste de police de Aïn Diab alerte la brigade antistupéfiants de la Sûreté de Casa-Anfa et celle de la Gendarmerie d’Aïn Diab. Une fois sur les lieux, les agents passent la plage au peigne fin. Deux autres sacs sont retrouvés, chacun des trois sacs pèse approximativement trente kilos. Au total donc, une centaine de kilos de cocaïne ont mystérieusement échoué sur une plage casablancaise.

Par Nina Kozlowski
Lire la suite de l’article dans Zamane N° 84

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