Le 16 août 1972, un complot vise à abattre l’avion royal dans le ciel marocain. La tentative échoue, mais certains putschistes, avec à leur tête le lieutenant-colonel Amekrane, arrivent à prendre la fuite vers Gibraltar, tandis que les autres comploteurs sont arrêtés. Le lendemain, la Grande-Bretagne les extrade manu militari vers le Maroc. Comment et pourquoi ?
En cette brûlante après-midi de chaos, les évènements se bousculent. Vers 17h10, le lieutenant-colonel Amekrane, l’un des fomenteurs de la tentative de coup d’Etat, ordonne le décollage de son hélicoptère depuis la base de Kénitra. A ce moment précis, l’officier sait que la partie est quasiment terminée. Le commandant Kabbaj a réussi à poser l’avion du roi et les complices de l’attaque sont arrêtés l’un après l’autre. Bien que quelques avions chasseurs poursuivent le mitraillage de l’aéroport de Rabat-Salé et le palais royal, il paraît désormais évident que le coup de force a échoué. C’est dans ces circonstances qu’Amekrane, accompagné de quatre putschistes, prend la direction du nord à bord d’un hélicoptère militaire, décidé à ne pas obéir à l’ordre du Général Oufkir qui l’exhorte à se poser sur le tarmac de l’aéroport de Salé. Il est bien conscient qu’il est un témoin privilégié de l’implication du numéro 2 du régime. Nul doute donc qu’Oufkir n’hésitera pas à l’éliminer physiquement.
Par Sami Lakmahri
Lire la suite de l’article dans Zamane N° 67




































