Très attendu, le documentaire dédié à Fatna El Bouih, un des plus beaux symboles de la jeunesse résistante des années dites de plomb, est désormais prêt pour une diffusion dans les salles de cinéma. Une très bonne nouvelle.
Grande figure de la jeunesse militante des années 1970, Fatna El Bouih aura désormais son film. Longtemps en gestation, le projet est enfin devenu réalité. Il s’agit d’un film documentaire, mêlant archives, témoignages et d’autres matériels liés tant au passé qu’à l’actualité de la militante. Réalisé par la cinéaste française Hélène Harder, le film s’est longtemps et étrangement vu refuser le soutien du CCM (Centre cinématographique marocain), alors qu’il a obtenu le feu vert de 2M, du CNC (Centre national du cinéma) en France, de Doha film institute, et d’autres prestigieuses structures célébrant la culture et le rapprochement des peuples. Pour mémoire, Fatna El Bouih est une ancienne détenue politique, qui a connu sa première arrestation alors qu’elle était encore adolescente. On la surnommait « Rachid ». Elle a mené de front plusieurs combats d’avant-garde, luttant notamment pour les droits de la femme, la justice sociale et l’humanisation des prisons marocaines. Son parcours exemplaire, fait de courage et d’abnégation, fait d’elle l’une des femmes les plus remarquables du tissu associatif marocain. Le film qui lui est dédié, désormais prêt, s’apprête à passer à la phase suivante : celle des festivals de cinéma, avant une sortie en salles. Cette coproduction entre le Maroc, la France et la Belgique, figure parmi les rendez-vous les plus attendus de l’été et de la rentrée 2025.






































