Àquoi ressemblait le quotidien d’un captif européen, au cœur du Maroc du XVIIème siècle ? Quel était l’état de l’armée chérifienne à la veille de la terrible Bataille d’Isly, dans le XIXème siècle ? Comment se déroulait, au jour le jour, une harka sultanienne contre les tribus rebelles ? Comment se sont déroulés les séjours des Rolling Stones ou d’Orson Welles quand ils ont posé leurs valises au Maroc ? Quels sont les aspects qui ont frappé les voyageurs et les explorateurs, au fil des siècles, quand ils ont découvert Fès, Tanger, Rabat, Essaouira ou Casablanca ? Le dossier de Zamane répond à ces questions et à bien d’autres, à partir de documents souvent rares et inédits, des récits écrits à la première personne, que l’on doit à des célébrités et à des anonymes venus d’ailleurs, principalement d’Europe et d’Amérique. Et dont les motivations, mais aussi les styles et les perceptions, les époques aussi, étaient très différents les uns des autres.Un voyage inédit, plein de surprises, d’anecdotes. Et d’informations de première main !
La littérature dite de voyage n’est pas le plus noble des genres littéraires. Il lui manque la rigueur des historiens et des scientifiques, mais aussi ce côté personnel, intime, des grands écrivains. Cela dit, on aurait tort de négliger ce genre à part entière. Il implique une «gaucherie» et un côté premier degré, brut de décoffrage, qui lui confère une certaine sincérité. Mais il faut s’y aventurer prudemment, avec des gants et des pincettes. Avec un filtre aussi pour séparer le bon grain de l’ivraie. C’est à cette condition et avec cette précaution que cette littérature particulière, faite de récits directs, aux allures parfois de comptes rendus et de reportages, voire de relations ou de témoignages, arrive à nous tendre un miroir. Non seulement du pays, ici le Maroc, mais aussi des prescripteurs, c’est-à-dire les auteurs eux-mêmes et la culture à laquelle ils appartiennent.
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