L’UNESCO a approuvé, ce mercredi lors de sa session en Inde, l’inscription du caftan marocain sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une décision qui consacre un savoir-faire enraciné dans plus de huit siècles d’histoire et devenu l’un des symboles les plus raffinés de l’identité marocaine.
Le dossier déposé par le Maroc mettait en avant l’évolution du caftan, ses techniques, ses matières, et surtout les communautés qui perpétuent cet art : artisans, maâlems, brodeurs, tisserands et créateurs. L’objectif n’était pas uniquement de montrer l’esthétique du vêtement, mais de rappeler le rôle social qu’il occupe depuis des générations, transmis de mère en fille et de maître à apprenti.
Supervisée par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication en collaboration avec la Délégation permanente du Maroc auprès de l’UNESCO, la candidature marocaine s’est voulue documentée et globale. Elle décrit les savoir-faire, les fonctions sociales du caftan et les dynamiques culturelles qui entourent sa transmission.
Au-delà de la reconnaissance institutionnelle, cette inscription met en lumière l’importance du travail quotidien des artisans marocains, souvent invisibles, qui préservent les techniques anciennes tout en les adaptant aux exigences contemporaines. Elle souligne également le rôle actif de la société civile, au Maroc comme au sein de la diaspora, dans la défense du patrimoine traditionnel.
Avec cette nouvelle inscription, le caftan rejoint d’autres éléments du patrimoine immatériel marocain déjà reconnus, confirmant la place centrale de l’art vestimentaire dans l’histoire et la mémoire culturelle du pays.







































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