En 1912, la casbah de Tanger a inspiré Henri Matisse pour produire sa célèbre toile « Vue sur la baie de Tanger ». Mais parmi les éléments constituant ce chef-d’œuvre, quelques uns ont changé dans le paysage depuis. C’est le cas du café populaire Dahlia, qui a récemment été surélevé et a perdu de son esthétique d’antan. Désormais, le bâtiment défiguré comporte une extension latérale qui ne respecte pas son aspect original. La façade du lieu ne ressemble plus à ce qu’elle a été, lorsque Matisse l’a reprise au début des années 1910, ou quand le peintre irlandais Colin Watson lui a consacré une toile intitulée « Café Dahlia », plus de cinquante ans après. Définir les responsabilités de chacun dans cette situation reste une autre question, d’autant plus que le lieu fait partie des circuits touristiques de la casbah. Malgré l’avis consultatif émis par la Direction des monuments historiques de Tanger pour ne pas apporter de modifications aléatoires au lieu, celui-ci n’a pas été pris en compte par la commune de la ville, la wilaya et l’Agence urbaine. Depuis plusieurs mois, la casbah de Tanger connaît des défigurations qui affectent son paysage, notamment au niveau de sa célèbre Place Amrah.









































