L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, 80 ans, a été gracié le 12 novembre 2025 par le président Abdelmadjid Tebboune, après près d’un an de détention pour atteinte à l’unité nationale et outrage à corps constitué. Arrêté en novembre 2024, il avait suscité la controverse pour avoir affirmé que l’Algérie avait hérité de territoires marocains lors de la colonisation, un propos jugé offensant à Alger. Cette grâce est avant tout le résultat d’une médiation allemande, alors que Paris n’était pas parvenue à obtenir sa libération. Le président allemand Frank-Walter Steinmeier avait plaidé publiquement pour un geste humanitaire, rappelant ses liens personnels avec Tebboune. Selon plusieurs sources, les tensions entre Alger et Paris, alimentées notamment par les attaques de l’ancien ministre français Bruno Retailleau, ont retardé la décision. Ce geste, à la veille d’une visite d’État de Tebboune en Allemagne, marque peut-être le début d’un apaisement diplomatique — mais souligne aussi la marginalisation croissante de la France dans ses relations avec Alger.







































