Le tribunal d’Oran a condamné, fin avril, l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud à trois ans de prison ferme et cinq millions de dinars d’amende. Le verdict, assorti d’un mandat d’arrêt, a été rendu sans que l’écrivain ne soit représenté par un avocat. Le motif : avoir parlé de la guerre civile algérienne dans son roman Houris, prix Goncourt 2024, qui raconte la décennie noire (1992-2002), un sujet légalement interdit en Algérie. C’est la première fois que cette loi est appliquée à une œuvre de fiction. Daoud dénonce «un procès politique», estimant n’avoir commis aucun délit puisque son roman n’a pas été publié en Algérie. Il affirme par ailleurs que les autorités algériennes s’apprêtent à le déchoir de sa nationalité. Nos voisins viennent donc de réduire une deuxième grande figure littéraire au silence !










































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