Il n’est pas un visage médiatique, et c’est peut-être là sa première qualité. Philippe Lalliot, nommé ambassadeur de France au Maroc par décret présidentiel le 15 mai 2026, incarne le profil du diplomate de l’ombre : méthodique, expérimenté, peu enclin aux effets de manche. Pur produit du Quai d’Orsay, il a suivi le parcours classique des grands commis de l’État avant d’embrasser une carrière diplomatique riche et variée. Ancien porte-parole du ministère des Affaires étrangères, ambassadeur auprès de l’UNESCO, puis aux Pays-Bas et au Sénégal, il a ensuite dirigé le Centre de crise et de soutien du Quai d’Orsay. À 58 ans, il succède à Christophe Lecourtier, nommé à la tête de l’Agence française de développement, et arrive à Rabat dans un contexte radicalement différent de celui qu’avait affronté son prédécesseur : non plus la crise, mais la consolidation d’une relation apaisée.









































