Pour la première fois de son histoire, le Maroc ne se présente pas au Mondial pour «bien figurer», mais pour tenter de gagner, au même titre que les grandes nations du football. Dont il fait désormais partie !
Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France, a placé le Maroc parmi les candidats au sacre mondial, au même titre que la France, le Brésil, l’Argentine, l’Espagne ou l’Angleterre. Ce n’est pas de la flatterie. D’autres observateurs de haut rang partagent la même conviction. Le Maroc occupe d’ailleurs le 8ème rang mondial au classement de la FIFA. Ce qui signifie qu’il devrait au moins atteindre les quarts de finale. Tout résultat en deçà sera considéré comme une déception.
Le Mondial 2026, qui se déroule dans trois pays (Etats-Unis, Mexique, Canada) aura donc un goût spécial pour les Lions de l’Atlas. Leur 7ème participation au tournoi mondial sera celle de la confirmation.
Flashback. C’est au Mexique, en 1970, que le Maroc foule pour la première fois les pelouses d’une Coupe du monde. L’équipe nationale, encore inexpérimentée sur la scène mondiale, est versée dans le groupe 4 aux côtés de l’Allemagne de l’Ouest, du Pérou et de la Bulgarie. Le bilan est maigre : une défaite, un nul et une élimination au premier tour. Mais ce baptême du feu pose les jalons d’une aventure qui ne fait que commencer. Seize ans plus tard, sur les mêmes terres mexicaines, les Lions de l’Atlas écrivent une page dorée de l’histoire du football africain. Versés dans un groupe relevé, ils s’imposent 3-1 face au Portugal, tiennent tête à l’Angleterre et à la Pologne, et terminent premiers de leur poule : une première pour un pays africain. En huitièmes de finale, ils résistent longtemps à l’Allemagne avant de s’incliner sur un but tardif de Lothar Matthäus (1-0).
Fort d’une génération talentueuse, le Maroc aborde le Mondial 1994 (États-Unis) avec ambition. Mais la campagne tourne court. Trois défaites (face à la Belgique, à l’Arabie Saoudite et aux Pays-Bas) et une élimination précoce. L’équipe peine à concrétiser son potentiel et rentre bredouille, laissant un goût d’inachevé. En France en 1998, avec une diaspora marocaine en fusion, la pression est grande. Les Lions font bonne figure (nul contre la Norvège, défaite face au Brésil et victoire contre l’écosse), mais quittent la scène, fort injustement, dès le 1er tour.
Le Mondial de 2018, en Russie, est celui du retour, 20 ans plus tard. Malgré un excellent nul face à l’Espagne (2-2), le Maroc s’incline naïvement face à l’Iran et au Portugal (0-1). Une déception, donc, qui sera vite rattrapée, et de la plus belle des manières, avec un Mondial 2022 resté dans les annales.
Sous la houlette du sélectionneur Walid Regragui, les Lions de l’Atlas renversent tous les pronostics. Ils dominent la Belgique, neutralisent la Croatie, puis éliminent l’Espagne aux tirs au but avant d’écarter le Portugal de Cristiano Ronaldo dans les quarts. En demi-finale, ils affrontent la France, future finaliste, et s’inclinent 2-0 dans un match âprement disputé.
La suite, les Marocains s’apprêtent à l’écrire avec ce Mondial 2026, où ils atterrissent avec un rang de demi-finaliste à honorer, voire à dépasser. Inchallah.






































