À la fin des années 1930, le célèbre écrivain George Orwell passe plusieurs semaines en convalescence à Marrakech. Au lieu de profiter du soleil, il observe avec tristesse et cynisme la réalité du colonialisme. Cela a donné lieu à une nouvelle quasiment inconnue intitulée Marrakech. «Quand vous voyez comment les gens vivent et encore plus comment ils meurent, il est toujours difficile de croire que vous marchez parmi les êtres humains». Assis à la table d’un boui-boui marocain, l’écrivain George Orwell, est témoin d’une scène à la cruauté morbide. Une petite foule tente tant bien que mal de se frayer un chemin entre les taxis, les marchands ambulants et les dromadaires, pour rejoindre un cimetière. Cette foule porte un corps sans vie, enveloppé dans un linceul improvisé. Un essaim de mouches qui gravitait autour de l’assiette d’Orwell, se précipite vers le cadavre déjà putréfié, puis revient finalement tourbillonner vers ce dernier. C’est avec cette anecdote triviale que démarre une nouvelle, peu connue du grand public, écrite par Orwell en 1939 et sobrement intitulée «Marrakech». L’auteur de «1984» a séjourné dans la ville ocre de septembre 1938 à février 1939. Très affaibli par une maladie pulmonaire, il séjourne chez des amis, pour profiter d’un climat doux et sec et ainsi tenter de se requinquer. Son voyage a été financé par un bienfaiteur anonyme, inquiet pour la santé d’Orwell, malade et complètement désargenté…









































