À travers l’histoire, les accords conclus par les sultans du Maroc ne prenaient pas tous la forme écrite: certains se concluaient oralement, selon les récits historiques consacrés à cette question. L’historien Abdelhadi Tazi rappelle en effet, dans son encyclopédie consacrée à l’histoire diplomatique du Maroc, que des accords oraux furent ainsi conclus entre le Maroc et les nations voisines durant le Moyen Âge. Il s’agit, précise-t-il, d’accords qui se limitaient à «donner sa parole». L’historien ajoute que ce type d’accords «ne diffère en rien, ni par sa valeur ni par sa force, des autres formes d’ententes, car la parole des chefs ou l’engagement de leurs représentants tient lieu de document écrit». Un constat que viennent, par ailleurs, confirmer certaines lettres échangées entre les rois du Maroc et leurs voisins méditerranéens de l’époque, où la parole donnée valait, dans les faits diplomatiques comme dans les usages de cour, un engagement aussi ferme et aussi contraignant qu’un traité couché noir sur blanc. Enfin, il va de soi que cette tradition allait peu à peu disparaitre après la fin du Moyen Âge et le basculement dans l’époque dite moderne…








































