Début janvier, la quatrième édition de la plus vaste enquête d’opinion par sondage dans le Monde arabe a été publiée par l’Arab center research & Policy studies, au Qatar. Une enquête ambitieuse réalisée dans douze pays (Arabie saoudite, Koweit, Irak, Jordanie, Palestine, Liban, Egypte, Soudan, Tunisie, Algérie, Maroc et Mauritanie) et auprès de 18.311 personnes, qui (mis à part en Europe) est passée quasiment inaperçue au royaume. Et pourtant, certains chiffres détonnent dans le contexte géopolitique actuel. Mieux, ils permettent de rester optimiste.
Selon l’étude, 72% des sondés estiment que « malgré ses limites, la démocratie est meilleure que les autres formes de gouvernement » et 71% considèrent que la démocratie est compatible avec l’islam. En revanche, 44% des interrogés affirment que leur société n’est pas mûre pour la démocratie. Si 87% des sondés se définissent comme étant « religieux », 77% considèrent que les gouvernements ne doivent pas utiliser la religion pour influencer le vote des électeurs, 80% que les religieux ne doivent pas influencer le vote des électeurs, 53% souhaitent même une séparation du politique et du religieux. Pour autant, deux tiers des sondés accepteraient l’arrivée au pouvoir (après des élections transparentes) de partis islamistes tandis que 49% se montrent moins enthousiasmes à l’idée de voir émerger un parti « laïc ».
D’autres thèmes tels que le terrorisme, la tolérance ou encore Daech ont été abordés. Les résultats sont consultables ici : http://english.dohainstitute.org/portal








































