À travers sa nouvelle sortie médiatique, Boualam Sansal revient sur ses origines familiales et sur les coulisses de sa libération. édifiant.
L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a accordé au site Le360 sa première interview à un média non européen depuis sa libération, en novembre 2025. Il y raconte la détention à la prison de Koléa, la perte des repères et du temps, et le travail d’écriture qui l’a mené à «La Légende», son dernier récit paru chez Grasset, déjà parmi les meilleures ventes en France. Il y décrit un régime qui avance moins par cohérence idéologique que par improvisations et petites lâchetés administratives, loin des dystopies qu’il avait imaginées dans deux de ses anciens livres : «2084» ou «Vivre». Sansal revient aussi sur sa libération, décidée par une grâce présidentielle qu’il dit avoir mal vécue, lui qui réclamait un véritable procès. Il revient aussi sur sa rupture avec Gallimard et son élection à l’Académie française, qu’il présente comme une responsabilité plutôt qu’une consécration. Mais c’est en évoquant le Maroc que sa parole se fait la plus vibrante. Il révèle des attaches familiales du côté maternel : un arrière-grand-père originaire du Rif, de Taza, émigré en Algérie à la charnière des XIXème et XXème siècles. «Je me suis toujours senti profondément marocain», confie-t-il, disant espérer que les peuples algérien et marocain continuent à se parler par-delà les querelles politiques. Il évoque aussi son ancienne chronique sur Médi 1 et son souhait de se rendre bientôt au Royaume, comme geste à la fois littéraire et politique.









































