En temps de malheurs, surtout lors des cycles des catastrophes naturelles, on se demande comment l’état intervient pour gérer la gravité de la situation ? La timidité de l’intervention de l’état almoravide ne manque pas, en raison du peu d’informations que nous avons, d’interpeller et d’interroger nos sources.
Il est évident que l’historien construit ses écrits à partir des sources historiques disponibles, qu’il interroge et analyse. Toute étude portant sur la relation entre le pouvoir et l’opinion publique au Maroc médiéval, notamment à l’époque des Almoravides, nécessite donc un retour aux sources originelles. Cependant, pour diverses raisons, l’historien de cette période ne dispose pas de nombreuses sources, telles que le «Kitab al-Jawamiʿ» du cadi Ayyad ou «Al-Anwar al-djaliyya fi Akhbar al-Dawla al-Murabitiyya» d’Abu Bakr Yahya al-Ansari, connu sous le nom d’Ibn al-Sayrafi. Les informations disponibles se limitent à des fragments épars dans des sources ultérieures, souvent sans mention explicite de leur origine, rendant la tâche de l’historien ardue lorsqu’il aborde des thèmes liés aux relations entre gouvernant et gouvernés, lors des catastrophes naturelles, en plus de la complexité inhérente du sujet. Ce préalable étant posé, plongeons à présent dans cette séquence déterminante de l’Occident musulman. L’État almoravide a souffert des catastrophes naturelles et de ses répercussions durant environ 30 ans, soit près d’un tiers de son existence, réparties tout au long de son histoire. Ces catastrophes ont eu un impact négatif d’autant plus sur la démographie, que sur la croissance économique, ce qui se répercutait, par conséquent, sur les relations entre gouvernants et gouvernés.
Par Azeddine Guessous
Lire la suite de l’article dans Zamane N°174




































