La 25ème édition du FNF (Festival national du film), qui a eu lieu à Tanger, a rendu un joli palmarès et consacré, surtout, le talent d’un réalisateur-producteur de grand talent : Said Hamich.
Il y a un an, la 24ème édition du FNF avait consacré «Les Meutes», le superbe premier film de Kamal Lazraq, dont le producteur n’était autre que Said Hamich. Le même Hamich est revenu, cette fois avec la casquette de réalisateur, pour rafler, haut la main, le grand prix de la 25ème édition. À 39 ans, il est en train de s’imposer comme l’un des plus grands talents du nouveau cinéma marocain. Certains le placent déjà tout en haut de ce cinéma en pleine renaissance. La 25èème édition du FNF, la première pour le nouveau directeur du CCM (Centre cinématographique marocain), Réda Benjelloun, a été une franche réussite. Organisation, programmation, qualité des films et des jurys : tout y était. Outre Hamich, le jury des longs métrages de fiction, présidé par le cinéaste Hakim Belabbes, a choisi de primer, très logiquement, des films de qualité comme «Everybody loves Touda» de Nabyl Ayouch, «Mauvais temps» d’El Ghazouani Madane, un nouveau venu à suivre de très près, ainsi que «Le Lac bleu» de Daoud Aoulad Syad. À signaler, dans la catégorie des documentaires, la mention accordée à l’excellent «Les Mille et un jour de Hajj Edmond» de Simone Bitton et la consécration de «Fiers, Suspendus et Obstinés» de Mohamed Akram Nemmassi. Enfin, côté courts, c’est le remarquable «L’mina» (sur les mines de Jerada) de Rada Maâroufi qui a raflé la mise. Logique, très logique.






































