Le ministère de la Justice a activé une plateforme électronique consacrée à la procédure par contumace, accessible via le portail « Mahakim ». Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la loi n°03.23 réformant le Code de procédure pénale, entrée en vigueur en janvier 2026, et vise à renforcer les mécanismes de recherche des accusés poursuivis pour crimes et demeurant introuvables. La plateforme publie plusieurs informations permettant d’identifier les personnes concernées : juridiction saisie, numéro du dossier, identité complète de l’accusé et de ses parents, numéro de la carte nationale d’identité, adresse connue et nature des faits reprochés. Selon les données disponibles, plus de 625 personnes font actuellement l’objet d’une procédure par contumace dans des affaires criminelles. Les chefs d’accusation varient, allant du détournement de fonds publics et du vol qualifié à la falsification de documents, en passant par les coups et blessures graves, l’enlèvement, le viol ou encore la détention illégale de matières explosives. Conformément aux articles 444 à 448 du Code de procédure pénale, un avis concernant l’accusé est publié sur la plateforme pour une durée de quinze jours. Si la personne recherchée ne se présente pas durant ce délai, la chambre criminelle peut engager la procédure de jugement par contumace. Avec cette initiative, les autorités souhaitent moderniser les procédures judiciaires et élargir la diffusion des avis de recherche dans les affaires criminelles.









































