Si la France et l’Espagne ont établi un protectorat dans les terres marocaines, d’autres pays européens ont tenté leur chance, à leur manière… Comme la Belgique, qui a multiplié les incursions «intéressées» à l’intérieur de l’empire chérifien. En ce milieu du XIXème siècle, l’Empire chérifien attire effectivement toutes les convoitises. En particulier celles de la France depuis 1844, et de l’Espagne qui voit dans le Maroc un fief colonial qui lui revenait de droit. Au faîte de toutes ces intrigues diplomatiques européennes, le prince Léopold prépara le terrain. Ainsi Léopold II déploya-t-il une patience royale. Ses agents étaient là, à sonder, à ausculter le terrain, à étudier la question, sans relâche. Et Léopold II était aux aguets, lui qui était le roi d’un pays où les luttes et les prises de possessions n’ont pas manqué. Il avait des vues sur l’Egypte, le Soudan et l’Empire chérifien. Cela s’expliquait par le prestige de l’histoire et des civilisations. Le roi ne l’ignorait pas. Sa culture n’était pas mince. Posséder une portion d’Orient, c’était en effet s’approprier une portion d’histoire, celle du passé glorieux de ces contrées. Mais la poussée n’ira jamais au bout. Et la Belgique dut, plus tard, se contenter du Congo et d’autres territoires, loin de ses grandes ambitions initiales…






































