À 66 ans, Mahi Binebine franchit une nouvelle étape dans son parcours. Le peintre, sculpteur, écrivain et cinéaste marocain voit ses œuvres entrer dans deux musées de prestige aux États-Unis : le Smithsonian National Museum of African Art à Washington et le Pérez Art Museum Miami (PAMM). Artiste aux multiples facettes, Binebine puise dans la mémoire collective et les réalités sociales du Maroc pour évoquer l’exil, l’injustice, mais aussi la résilience. Ses silhouettes aux teintes terreuses et ses visages marqués traduisent une humanité en mouvement. «C’est un honneur immense de rejoindre ces collections aux côtés d’artistes que j’admire», confie-t-il. Né à Marrakech en 1959, Binebine a également marqué la littérature marocaine, notamment avec Les Étoiles de Sidi Moumen, adapté au cinéma par Nabil Ayouch sous le titre Les Chevaux de Dieu. Déjà présent au Guggenheim de New York, au Musée Mohammed VI de Rabat et à l’Institut du Monde Arabe de Paris, il s’impose aujourd’hui comme l’une des grandes voix de l’art africain contemporain.






































