Le Maroc encaisse un nouveau coup sur le front numérique. Troisième cyberattaque signalée en moins d’un mois (après la CNOPS et l’OFPPT), c’est cette fois Al Barid Bank qui se retrouve dans le collimateur. Le dimanche 19 avril, le compte spécialisé Dark Web Intelligence a alerté sur une fuite présumée de données : des hackers affirment avoir mis la main sur des journaux complets de bases de données, incluant des enregistrements de transferts, des transactions de prélèvements automatiques et des informations liées à l’émission de cartes bancaires. La banque publique a aussitôt activé sa cellule de crise et alerté Bank Al-Maghrib ainsi que la DGSSI (Direction générale de la sécurité des systèmes d’information, placée sous la tutelle de l’Administration de la Défense nationale). Son message aux clients se veut rassurant : les données compromises ne seraient pas critiques, et aucun accès aux comptes ni utilisation frauduleuse de cartes n’aurait été constaté. Les investigations se poursuivent. Mais la série noire interpelle. Trois institutions marocaines touchées en quelques semaines, c’est un signal d’alarme difficile à minimiser…









































