Après le site de Palmyre en 2015, la destruction d’un autre symbole de la présence chrétienne au Moyen-Orient a été découverte il y a quelques jours. Il s’agit du sanctuaire Saint-Elie de Mossoul, vieux de 1.400 ans. Une triste découverte faite par l’Associated Press (AP), à travers plusieurs photos et images satellites, mais complètement passée inaperçue jusque là puisque le monastère aurait été réduit en ruine par l’organisation de Daech à la fin de l’été 2014. « Sa destruction est une nouvelle attaque violente contre le peuple irakien, qui confirme les crimes contre l’humanité subis par la population chrétienne, et l’ampleur du nettoyage culturel en cours en Irak », affirme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO. Cet édifice religieux avait été construit à la fin du VIe siècle par Saint-Elie, un moine chrétien assyrien, et a résisté à des siècles de spoliations et de catastrophes naturelles. Avant sa destruction il comptait encore 26 chambres, un sanctuaire et une chapelle.
A ce jour, 100 sites religieux et historiques ont été démolis en Syrie et en Irak, notamment des mosquées, des tombeaux, des sanctuaires, des églises et des bibliothèques. Certains vont même jusqu’à parler « d’année noir » pour l’archéologie méditerranéenne, menacée un peu partout à cause du chaos politique qui règne dans la région. Et malheureusement, les cris d’alarme de l’UNESCO n’y changent rien.









































