Il s’appelle Esteban Velasquez, il est espagnol, prêtre et dirige le centre El Baraka (dédié à la formation professionnelle) à Nador. Jusque là, tout va bien. Et pourtant, après un voyage en Espagne, il n’a pas pu entrer au Maroc et revenir à Nador, où il travaillait également auprès des migrants subsahariens sur délégation de l’évêque de Tanger. Esteban Velasquez a donc confirmé auprès d’un journal espagnol qu’il était coincé à Melilla depuis le 11 janvier sans pour autant commenter les raisons d’une telle situation.
Selon José Palazón, le président de PRODEIN, une association dédiée aux droits de l’enfant et basée à Melilla, qui s’est exprimé sur Facebook, le prêtre jésuite serait accusé de « prosélytisme » et « atteinte à l’intégrité territoriale ». Des accusations réfutées par l’Eglise catholique du Maroc, qui estime qu’il s’agit plus d’une affaire politique que religieuse, peut-être liée à l’accompagnement des migrants. Le quotidien Assabah lui, va encore plus loin et affirme qu’Esteban Velázquez serait un agent du Centre national d’intelligence (CNI), le service de renseignements espagnol, rien que ça. Du côté du ministère des Affaires Etrangères marocain en revanche, rien ne filtre. En attendant, l’avenir du prêtre au Maroc est plus qu’incertain.








































