Naukratis, la « Maîtresse des navires » en grec, a été mentionné pour la première fois au Ve siècle avant Jésus-Christ par l’historien grec Hérodote. Ce n’est que 2400 ans plus tard, en 1884 plus précisément, qu’un égyptologue britannique parvient à localiser cette cité dans le delta du Nil, à 72 kilomètres des côtes terriennes. Depuis, le monde de la recherche avait peu à peu délaissé Naukratis, pensant qu’elle n’avait plus aucun secret à livrer. En fait, si et pas des moindres. Récemment, une équipe d’archéologues britanniques (envoyée par le British Muséum) ont exhumé pas moins de 10.000 objets, dont les plus anciens remontent au VIIe siècle avant Jésus-Christ. Parmi les pièces remontées à la surface, des morceaux de bois appartenant à des navires grecs et des figurines égyptiennes. Mieux, ces superbes trouvailles permettent surtout de délimiter un site beaucoup plus important que la petite parcelle découverte en 1884.
Surnommée « Hong Kong de l’Antiquité », Naukratis a été construite par une puissance navale, la Grèce, dans un pays étranger, l’Egypte. Selon Hérodote, elle jouissait d’un statut tout à fait particulier de la part du pharaon Amasis, qui y a autorisé la construction de temples. Il s’agit surtout d’une cité marchande où Grecs vendaient de la céramique, du vin, de l’huile et de l’argent tandis qu’ils achetaient aux Egyptiens, du blé, du papyrus et du lin. Après la fondation d’Alexandrie, le statut de Naukratis devînt moins important. La ville disparaitra complètement vers 330-610 après J-C, à la suite de nombreux tsunamis.









































