La varicelle a trouvé une traduction originale en dialecte marocain : bouchwika. Le préfixe « bou », désignant «celui qui a» ou «celui qui se caractérise par», est ici associé à un trait visible de la maladie. La racine est «chouk», qui signifie «épine» en arabe dialectal. Les petites vésicules de la varicelle, granuleuses et légèrement piquantes sous les doigts, évoquent de minuscules pointes sur la peau : bouchwika désigne donc littéralement «celui aux petites épines». Le mot n’est pas propre au Maroc : on le retrouve tel quel en Algérie, où il figure dans le vocabulaire courant des maladies infantiles aux côtés de boussafir (jaunisse) ou bouhamroune (rougeole), signe d’un fond lexical assez largement partagé à travers le Maghreb.









































