Attention gros calibre. M’hamed Zeghari fut l’un des authentiques artisans du Maroc économique. Pour la postérité, il reste celui qui a eu l’insigne honneur d’annoncer, sur les ondes de la radio, l’indépendance du Maroc…
Rares sont les hommes d’état qui auront autant glané les honneurs que M’hamed Zeghari. Il fut signataire du Manifeste de l’indépendance, membre du premier gouvernement indépendant en tant que vice-président du conseil, c’est-à-dire vice-chef du gouvernement. En plus d’avoir été ministre de la Défense et premier ambassadeur du Maroc en France, premier directeur général de l’OCP, premier gouverneur de la Banque du Maroc… Autant de titres et de charges, dans une phase cruciale du Maroc. Mais de qui est-il connu de nos jours, hormis quelques milieux en voie de disparition ? On gagne à connaitre ce grand homme, l’un des artisans du Maroc moderne, au moins dans sa dimension économique. Sa réserve autant que sa discrétion ont peu contribué à le faire connaitre de son vivant, et davantage, avec le peu de trace, après sa mort. Il faut puiser dans l’enfance de Si M’hamed, pour pouvoir cerner la personne. Né à Fès en 1902, il ne portait pas moins la marque de plusieurs apports. Sa famille paternelle est de Béni Zeroual, au piémont du Rif, (d’où Zghari, d’Azaghar en amazigh). Leurs origines remontreraient, croit-on, au premier calife Aboubakr Seddik. Le père a très tôt choisi, avant le protectorat, de faire du négoce à Sidi Belabbès, en Algérie. C’est là où il rencontrera sa femme, une Tlemcenniene, mère de ses enfants. Mais le père ne s’était pas fait à un monde, celui de l’Algérie française, où le colon était maître et «l’indigène» un simple suppléant. Il préféra revenir à Fès. On lui attribue une célèbre boutade, sous une forme rimée en arabe : «Allahouma al-ghiss, walla l’franciss». Traduisez : «Plutôt les voies boueuses de Fès que la férule de la France». Ce qui est aussi une manière de décliner le proverbe: «Charbonnier est maître chez soi».
Par Hassan Aourid
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Excellent article auquel je me permets en tant que petit-neveu d’apporter quelques précisions. M’hamef Zeghari fut le second ambassadeur en France après Abderrahim Bouabid. L’origine rifaine origine du nom est probable et elle remonte a très loin dans le temps car il y a des traces de la famille Zeghari dans la Séville musulmane
Excellent article auquel je me permets en tant que petit-neveu d’apporter quelques précisions. M’hamef Zeghari fut le second ambassadeur en France après Abderrahim Bouabid. L’origine rifaine origine du nom est probable et elle remonte a très loin dans le temps car il y a des traces de la famille Zeghari dans la Séville musulmane. Autre précision, c’est du calife Omar dont la famille est issue et de Abou Bakr
Excellent article auquel je me permets en tant que petit-neveu d’apporter quelques précisions. M’hamef Zeghari fut le second ambassadeur en France après Abderrahim Bouabid. L’origine rifaine origine du nom est probable et elle remonte a très loin dans le temps car il y a des traces de la famille Zeghari dans la Séville musulmane. Autre précision, c’est du calife Omar dont la famille est issue et non de Abou Bakr