Avec la reconnaissance par l’ONU de la souveraineté du Maroc sur le territoire dit du Sahara occidental, et l’adoption du projet d’autonomie comme base de règlement, place désormais au chapitre deux.
Ce n’est pas un hasard si le Roi a proclamé le 31 octobre journée nationale sous le nom de «Fête de l’Unité». Le 31 octobre, en effet, est le jour où les Nations-Unies ont consacré la position marocaine, en adoptant la désormais célèbre résolution 2797. Dans la foulée, le souverain a annoncé l’actualisation du projet d’autonomie afin qu’il soit prêt à être mis en œuvre. Les partis politiques, qui ont été reçus par les conseillers royaux, ont été consultés dans le but de les associer au projet. Dans son discours, le souverain a utilisé la formule «ni vainqueur, ni vaincu» et qualifié les habitants de Tindouf de «nos frères», tendant au passage sa main au voisin algérien. Un discours sobre et précis, tourné vers l’avenir. Le message sera-t-il entendu ? Concrètement, la résolution 2797 consacre officiellement le principe d’une autonomie sous souveraineté marocaine, qui devient le cadre de référence pour toute discussion future. De facto, cette nouvelle réalité a des allures de virage diplomatique majeur, qui redistribue les cartes locorégionales et accule l’Algérie à un probable changement de cap. Rien n’exclut, en effet, que nos voisins de l’Est amorcent un rapprochement envers l’administration américaine, voire plus, comme le laissent entendre certaines déclarations des officiels algériens. Simples manœuvres avant de passer aux choses sérieux, ces négociations directes que le monde entier appelle désormais de ses vœux ?







































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