Ce n’est pas un secret. À mesure que les contacts se multipliaient avec la société européenne, avant et même après le Protectorat, la darija nationale a beaucoup emprunté (et adapté) à la langue française. Et vice versa, naturellement. Ainsi en est-il de l’expression «’ala bount» que les Marocains, surtout dans les villes, ont l’habitude d’utiliser couramment dans leur langage quotidien. C’est la traduction-adaptation de «sur le point de» : «’ala» pour la préposition «sur» et «bount» étant une corruption de «pointe». De même, et par extension, le verbe «pointer» a été lui aussi adapté en darija par «bwanti». Logique et astucieux.






































