Avant tout, il faut remettre les pendules à l’heure, avec un petit aperçu historique. Le parasol est connu depuis des millénaires. Il trouve probablement son origine en Orient. Son usage politique et religieux est attesté depuis les Babyloniens. Le parasol figure sur les dessins muraux préhistoriques en égypte et en Mésopotamie. Sa présence est historiquement confirmée en Perse durant les premiers siècles de l’ère chrétienne. Avec l’expansion de l’empire arabo-islamique, les califes s’emparent du parasol et en font l’un des emblèmes de l’autorité suprême, au moins à partir du Xème siècle. C’est le cas des Abbassides. Utilisé au début pour protéger du soleil et de la chaleur, le parasol devient aussi le moyen de garder le teint clair des riches et des puissants, car la «blancheur» de la peau fut considérée comme signe de noblesse et de beauté. Le parasol devient plus tard, en raison probablement de sa forme ronde et de sa position élevée, symbole de pouvoir et de souveraineté. Concernant le Maroc, ce qui est sûr, c’est que les dynastie saâdienne puis alaouite ont fait usage d’une façon assez systématique du parasol. Mais ce qui rend célèbre le parasol comme emblème alaouite, c’est le tableau d’Eugène Delacroix produit en 1845, dans lequel le sultan Moulay Abderrahmane est représenté sur son cheval à la sortie du palais de Meknès.









































