Les toponymes qui font référence à l’eau abondent dans l’aire maghrébine : tit, tala, aghbal, aïn, etc. Au Maroc et en Tunisie, on trouve les deux villes de Tittawin (Tétouan) et Tatawine dans le sud tunisien qui, dans les deux cas, signifient le pluriel de tit, c’est-à-dire « source ». Les noms de lieux semblables, on les trouve partout ailleurs : Tit Mlil (la source blanche) près de Casablanca, et Tit’n Fitr, ancien port au sud d’El Jadida. Mais les amazighs avaient d’autres noms pour signifier « source » ou point d’eau. Tahala ou Tala est un autre toponyme qu’on trouve abondamment en Afrique du Nord. Le toponyme le plus connu est celui de Tahla sur la route reliant Fès à Taza. Dans le nord du Maroc, les noms de lieux comportant le mot « tala » sont très nombreux : Talambout, Talanqub, et Talasemtane près de Chefchaouen. Dans le Maroc central, c’est le mot « aghbal » ou « aghbalou » qui fait fortune. Le toponyme le plus connu est celui d’Aghbalou, au sud-est de Khénifra. Au sud de Khénifra également, une autre localité porte le nom de Aghbala. Dans l’est du Maroc, c’est Aghbal chez les Beni Iznassen.









































