Au-delà des neuf sites répertoriés, et qui appartiennent au patrimoine mondial de l’humanité, le patrimoine matériel marocain regorge de richesses et de belles potentialités. Zamane vous offre une visite guidée, et des clés pour comprendre la nature des débats en cours.
Neuf sites. C’est le chiffre qu’on retrouve partout, même dans les brochures de l’ONMT, et il a quelque chose de trompeur par sa sécheresse : il donne l’impression d’un inventaire clos, alors qu’il est le résultat d’un rapport de force permanent entre un État, un comité intergouvernemental et une rigoureuse grille de critères. Comprendre le patrimoine matériel marocain tel que l’UNESCO le façonne suppose de partir de cette mécanique avant de partir des pierres. La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel a été adoptée en 1972. Le Maroc l’a ratifiée le 28 octobre 1975, assez tôt pour être parmi les premiers pays arabes et africains à s’y engager. Le principe de la Convention est simple à énoncer mais redoutable à appliquer : un bien n’est inscrit que s’il présente une «valeur universelle exceptionnelle», notion qui n’a rien d’un compliment esthétique mais qui répond à une grille technique : dix critères, les six premiers relevant du culturel, les quatre derniers du naturel. Un monument, un ensemble urbain ou un paysage doivent remplir au moins un de ces critères, mais surtout démontrer trois choses simultanément: l’authenticité, l’intégrité, ainsi que l’existence d’un système de protection et de gestion capable de la maintenir dans la durée.
Par la Rédaction
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