Le mot «Berrad» viendrait de la racine arabe b-r-d, qui exprime l’idée de froid ou de rafraîchissement. Le terme désignait à l’origine une gargoulette, ce récipient en terre poreuse qui rafraîchit l’eau par évaporation. Le mot se serait ensuite déplacé pour désigner la théière proprement dite, probablement d’abord au Maroc avant de se diffuser au reste du Maghreb. Cette adoption du mot coïncide avec l’arrivée du thé lui-même dans la région, au début du XVIIIème siècle, importé notamment via le commerce britannique. Au Maroc, le thé est traditionnellement versé de très haut. Ce geste spectaculaire n’est pas uniquement esthétique : il permet d’aérer le thé, de créer la fameuse mousse (le rezza» ou le «turban»), mais aussi de refroidir le liquide avant qu’il n’atteigne le verre. Le berrad est donc historiquement l’objet dans lequel le thé passe de l’état d’ébullition à une température idéale pour la dégustation.








































