Mhamid Al Ghizlane, si riche d’histoire

Le lieu se trouve aux confins du Maroc dit inutile, à un jet de pierre de la frontière algérienne. On pourrait penser, à le visiter, que ce lieu n’a aucune histoire. Comme on se trompe…

Pour marquer sa détermination à parachever l’intégrité territoriale du pays, le roi Mohammed V avait choisi, en février 1958, ce lieu reculé, qui était auparavant un port saharien -comme le démontrent les pancartes encore visibles : « Tombouctou, 52 jours »- pour lancer son appel à l’union. On y est venu de partout, de Saguia Al Hamra, des Tekna, d’Oued Noul (avec L, fleuve en amazigh, proche de Nil en égyptien ancien), de Tajakant, voire de Taoudeni, pour accueillir le roi. On garde toujours dans les échoppes la photo du roi Mohammed V s’émerveillant devant une danse de la Guedra. C’est au nom de ce symbole que la princesse Lalla Aïcha, icône de l’émancipation des femmes, s’était déplacée, quelques mois plus tard, en ce même lieu, pour assister les femmes éprouvées par une année de sécheresse. Quand la guerre du Sahara commençait à faire rage, le Polisario avait pris Mhamid Al Ghizlane comme cible le 25 octobre 1980, pour attester de l’unité du «peuple sahraoui», comme à Tan-Tan ou à Foum Al Hasn (Imi n’Ugadir) où il avait opéré des incursions armées. Mais le cours du Drâa, alors en crue, avait empêché l’incursion des combattants du front indépendantiste. La première jeep s’est embourbée, donnant le temps aux habitants d’organiser leur défense, avant l’arrivée des renforts des Forces armées royales. Le Polisario y subira de grosses pertes.

Par Hassan Aourid
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