Le père Lerchundi : Théoricien de la darija

Il était une fois le père franciscain espagnol José Lerchundi, dont l’œuvre socio-culturelle au Maroc est aussi considérable que méconnue. Portrait.

Pendant que le débat sur la darija fait des allers-retours dans l’actualité, la figure d’un personnage central dans la confection d’une grammaire sur l’arabe dialectal marocain reste toujours, et injustement, confinée dans l’oubli. Le père franciscain espagnol José Lerchundi, dont l’œuvre socio-culturelle au Maroc est considérable, était un arabisant qui a travaillé énormément sur la langue vernaculaire des Marocains, laissant pour la postérité deux ouvrages qui continuent toujours d’être utilisés et consultés par les studieux de l’histoire du Maroc.
Le père Lerchundi est né le 24 février 1836 à Orio, dans la province de Guipúzcoa, dans le pays basque espagnol. Ordonné prêtre à 20 ans, en 1856, il choisit, à cause de sa mauvaise santé, de se rendre au Maroc au climat plus clément. Le 19 janvier 1862, il débarque à Tanger pour rejoindre la mission catholique dirigée par l’Ordre des franciscains. À part quelques séjours en Espagne, dus en particulier à des problèmes politiques avec le gouvernement espagnol, il ne quittera plus le Maroc, et ce jusqu’à sa mort le 9 mars 1896.
Lerchundi s’installe premièrement dans la ville du détroit, puis est envoyé par sa congrégation religieuse à Tétouan où il vivra jusqu’en 1878, année où il sera nommé préfet apostolique, dont le siège était à Tanger. Le préfet apostolique était considéré à l’époque comme une sorte d’ambassadeur de l’Eglise catholique en terre marocaine.

Par Adnan Sebti
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