Le triste destin de Mohamed Azerkane

Guerrier, homme de pouvoir et beau-frère de Abdelkrim Khattabi, Mohamed Azerkane a occupé de très hautes fonctions militaires et politiques dans l’éphémère république du Rif. Mais, à aucun moment, l’homme ne savait ce que son destin lui préparait…

Mohamed Azerkane, beau-frère de Mohamed Ben Abdelkrim Khattabi et ministre des Affaires étrangères de l’éphémère république du Rif, fait partie de ces hommes qui ont été grands, se sont frottés aux grandes puissances des années 1920, avant de connaître les misères de la résidence surveillée et les rigueurs de l’exil. Homme de la plus haute confiance de son beau-frère, il se distingua en commandant plusieurs harkas, puis en devenant le ministre des Affaires étrangères de Daoulat al joumhouriya arrifiya. En 1926, il demanda l’aman (la sécurité) aux Français, qui le placèrent en résidence surveillée dans la triste et ancienne cité portugaise de Mazagan (actuelle El Jadida), dépendant pour vivre des subsides que lui versait la France. Pour voyager, à l’intérieur et plus tard à l’étranger, quoique rarement, il avait besoin d’une autorisation administrative que devait lui délivrer un obscur fonctionnaire de la Résidence générale de France à Rabat. Son exil va durer de 1926 à 1956, année de l’indépendance du Maroc. Trente ans à vivre sous la tutelle de la France, à dépendre souvent d’elle pour sa subsistance et à supporter les humiliations et les insinuations des hauts fonctionnaires de la Résidence générale.

Par Adnan Sebti

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