La Chine et nous

La Chine a des leçons à donner au monde entier. Elle le savait, mais se gardait de le faire. L’Occident et nous avons compris trop tard cette humilité typiquement chinoise. Fathallah Oualalou essaie de nous en rapprocher. 

C’est le titre qu’a choisi Fathallah Oualalou, pour un travail bien documenté et savamment rédigé, sur le nouveau visage de la Chine. Le «nous» glisse à la fin, mais il s’agit bien de la Chine, qui est déjà un élément structurant de la mondialisation et devient faiseur de normes. Elle se situe en dehors du binôme mondialisation heureuse ou malheureuse, mais plutôt harmonieuse.
Nous rentrons là dans le trait caractéristique de la culture chinoise, qui contraste avec celle occidentale, dialectique, où les contradictions se différencient, contrairement aux cultures orientales. On ne peut se baigner dans la rivière deux fois, disait Hippocrate. Le temps est linaire dans la civilisation grecque, alors qu’il est cyclique dans la chinoise. Le Yin et le Yan ne s’interposent pas mais interagissent. Ce qui était inconcevable dans une conception occidentale, un libéralisme économique et un dirigisme politique, l’est en Chine. Il l’est d’autant plus qu’il est une réussite. L’Occidental, au contact d’autres civilisations, a toujours été déconcerté par ce qui lui paraissait une incongruité inassimilable par son esprit cartésien.

Par Hassan Aourid
Lire la suite de l’article dans Zamane N° 76 actuellement en kiosque

 

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